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Un p'tit tour de sacocherie

De Sicile en Asie centrale en vélo sacoche

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Définition du désert selon le petit sacochard illustré : lieu où les chameaux sont imatriculés, où les araignées sont grosses comme un pouce, où la pluie peut parfois vous surprendre, où le m2 d'ombre est cher, où l'horizon reste toujours inaccessible.
Cette définition résume tout ce que l'on a vu et subi pendant 6 jours.

Désert kazakh
Désert kazakh
Désert kazakh
Désert kazakh
Désert kazakh

(retour en arrière) Après une traversée idylique de la Caspienne, je reprends la route avec Greg et Cyrielle. 

Cette fameuse traversée maritime s'est très bien passée. Le dragon nous a filé des mauvaises infos de départ mais grâce à un membre de nature friends (qui est allé brancher la police pour nous) nous avons été plus malins que la gardienne de la "kassa". 
Nous avons eu droit à un bateau cargo grand luxe avec resto et douche. Il faut juste être patient et attendre 3h que les wagons s'entassent sur les 2 étages du cargo. Un rapide calcul nous dit que nous sommes entourés de 1 million de litre de brut qui parfois deborde des wagons. Mais tout le monde fume, le brut en direction du Kazakhstan ne doit pas être inflammable...
A bord du bateau, c'est l'anniversaire de Cyrielle et pour fêter ça Greg lui offre un plateau de fromage français trouvé à Baku. La traversée de la Caspienne c'est donc très facile et plus que convivial ;-)

Désert kazakh
Désert kazakh
Désert kazakh

Arrivés à Aktau, première tracaserie administrative (enregistrement OVIR) et direction la plage pour un squat commun. On pourrait faire de la pub pour Vaude avec ce vert en fond de Caspienne.

Le lendemain nous quittons Matthieu et Mathilde qui partiront à Astana en train. En route pour le désert : 500 km entre Aktau et Beyneu tantôt sur de la piste, tantôt sur un bout (délabré) d'asphalte. 
Mauvais départ : premier jour sous la pluie et Greg a failli laisser une roue dans une bouche d'égout. 

Désert kazakh
Désert kazakh
Désert kazakh

Mais finallement tout c'est bien passé. Moi qui craignais cette traversée, j'en garderai un très bon souvenir. L'exposition n'était pas si grande car il y a de la circulation et quelques ravitaillements. Côté chaleur ça n'a jamais dépassé les 35°C et on nous a dit avoir eu de la chance car d'habitude c'est 10°C de plus.


Je retiendrai plusieurs choses de ma première traversée de désert.
Ce vent qui pousse dans le bon sens le matin dès le lever du soleil (OUF) et qui tourne le soir (AIE).
Ces portions de pistes où la moyenne chute à 7 km/h pendant des heures tellement elles sont défoncées. Quel spetacle de voir tous ces semi remorques se faire chahuter. Il y a parfois 3 ou 4 pistes parallèles qui s'étendent sur 1 ou 2 kilomètres : les camions sont partout sur l'horizon avec leur gerbe de poussière. 
Ces mêmes portions de piste qui ne font pas bon ménage avec un cadre rigide acier, des pneus slicks gonflé à 4 bars et un chargement de plus de 45 kg (la réserve d'eau atteint souvent 9 L avant le bivouac). J'ai le dos en vrac et apprécie les masseuses le soir. Ah non, ça c'est un mirage.
Cette pluie qui vous surprend en 30 min et qui vous scotche ensuite pendant de très longs kilomètres. Quel piège, la boue est hyper collante et une fois séchée c'est du ciment.
Cette immensité omniprésente qui vous fait prendre conscience qu'on est pas grand chose.
(Pour info le Kazakhstan c'est 4 fois la superficie de la France, 6 hab/km2 et 80% du territoire n'est que déserts et steppes).

 

Beaucoup de rencontres avec les routiers, les travailleurs de la DDE kazak et les drillers d'oil (comme ils disent). J'ai ressenti beaucoup d'aggressivité dans ces contacts. Souvent le bonjour n'existe pas et le "ot kyda" (at couda, ie d'où viens-tu) prime juste avant "foto, foto". On est des gringos à vélo qui seront peut-être numéros un des réseaux sociaux kazak : "j'ai vu des frenchies en vélo couché, tweet". Mais heureusement certaines personnes n'ont pas hésité à nous offrir de l'eau et des sous (si si, ça c'est l'effet clochard sous un tunnel) mais cela restait marginal. 

Arrivés à Beyneu, ville de transit pour l'Ouzbékistan, nous sommes invités par un patissier ouzbek. Ca sera le seul accueil de chez 8 jours passés au Kazakhstan.

Désert kazakh
Désert kazakh
Désert kazakh
Désert kazakh
Désert kazakh

J'ai vraiment apprécié de rouler avec Greg et Cyrielle. L'ambiance était toujours bonne même pendant les coups durs et les thés partagés au bivouac étaient un réel plaisir. 

 

Désert kazakh
Désert kazakh
Désert kazakh

J'ai repris la route seul à cause de ma date d'entrée au Tadjikistan qui est largement plus tardive. Je suis actuellement à Urgench, à quelques kilomètres de Khiva, à la porte du désert de Kyzylkum.

Initialement je voulais le traverser mais les 2 jours précédents j'ai eu une petite mise en garde : chaleur inimaginable et fort vent chaud de face. Je n'ai quasiment pas dormi un soir car impossible d'éteindre cette soif : toute ma réserve en eau était bouillante. Voici donc les vraies difficultés d'un désert, nous avons eu de la chance entre Aktau et Beyneu.

Sur les 350 km entre Urgench et Bukhara, il n'y a presque pas de villages donc pas de ravitaillement en eau. Je laisse donc tomber cette partie et ferai du train jusqu'à Bukhara. Je viens de lire le recit de passelegrandplateau : cette partie n est pas le club med.  Chapeau a eux pour cette longue traversee.

 

Les photos sont dispos ici : https://goo.gl/photos/zs1KkDiWUaawN1eW7

Désolé également pour le manque d'accent, mais c'est deja pas mal de ne pas taper en cyrilique.Il y a qu'une petite partie des photos de Greg et Cyrielle (certaines sont utilisees dans cet article) mais je n'ai pas pu toutes les uploader. La connection internet limite l'upload. Pas de video pour la meme raison, j essayerai de mettre a jour l'article plus tard.

Voici egalement le parcours kazakh :

Désert kazakh

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