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Un p'tit tour de sacocherie

De Sicile en Asie centrale en vélo sacoche

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la suite...

la suite après Samsun c'est : la mer à gauche, le gros plateau sur la 2x2 voies, les montagnes à nouveau peuplées de noisetiers sur la droite et des rencontres improbables.

En effet, cette portion de "kara deniz" n'a rien de passionnant sauf ces accueils inattendus. Le premier jour, après le départ d'Aurel, je me fait appeler dans un petit magazin de vélo. Là, il y a du matos : du 9V et de l'alu. Le patron est hyper sympa et comme d'hab un petit cay est offert. J'arrive à comprendre que des jeunes vont m'emmener visiter leur fierté locale : une mosquée en bois de 1176.

Un petit groupe de VTTistes me conduit donc à travers la ville... en musique (accessoire indispensable cf plus loin).

Je fais fureur avec ma nouvelle tenue vestimentaire : c'est Aurel qui m'a forcé à faire du shopping utile pour les tunnels.

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C'est la 2ième fois que je rentre dans une mosquée. Contrairement à la Mosquée Bleue (Istanbul), ici règne une tranquilité troublante. L'épaisseur impressionante des murs en bois et des tapis au sol impose un calme propice à la réflexion (à la prière pour d'autres). Un jeune se convertit en guide : il m'ouvre un très vieux Coran, me montre où le muezzin fait son appel à la prière et essaye de m'expliquer le rôle de ces peintures au plafond.

Ca va trop vite, je voudrais profiter plus longtemps de ce calme mais l'heure de la prière approche et il faut partir...

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Mosquée de Carsamba
Mosquée de Carsamba
Mosquée de Carsamba
Mosquée de Carsamba

Mosquée de Carsamba

De mes 4 guides ne restera qu'un jeune qui fera avec moi plus de 40 kilomètres. Je comprends que les réflexes d'un cyclo turc sont les mêmes que les nôtres : sucer la roue (sans prendre de relais) et griller les feux rouges. 

Sur la route, bien entendu, arrêt chez chaque pote pour prendre un çay. Et heureusement qu'il y a ce "poste à zik" pour oublier cette monotonie autoroutière.

 

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Quelques kilomètres plus loin, je commence la recherche d'un lieu de bivouac. J'ai un peu peur de mal dormir : comment trouver un bout de pré avec cette voie rapide, cette mer à sa gauche et la jungle à droite. Je tente la première route qui part à droite et qui se transforme vite en piste pour aller zigzaguer dans un lotissement. Un jeune me voit, me rejoint. J'essaye d'expliquer que je veux planter ma tente (normalement j'ai les bases en turc pour ça). Il prend son portable, hésite plusieurs fois et appelle quelqu'un. Il parle quelques minutes et me passe son interlocuteur qui parle anglais. Je lui explique pourquoi je tourne dans le coin : "tamman, problem yok" et c'est tout. Le jeune reprend le télèphone et semble se faire brancher. Je comprendrai plus tard qu'il avait appelé la gendarmerie croyant que je cherchais de l'aide.

Penaud, il m'emmène finalement sur un bout d'herbe qui sert aussi de parking. Je monte ma tente devant tout le voisinage. Etrangement, il n'y a que des femmes. Elles me regardent en souriant et s'interrogent sur ce que je suis en train de faire. Quand j'essaye de leur faire comprendre que je vais dormir ici : pas question tu es notre invité. Démontage de tente avec un public aussi attentionné...

La famille qui m'accueille travaille dans la noisette. Grâce à googletranslate j'arrive à comprendre un peu mieux ce type d'agriculture.

Le repas est festif puisque que c'est le WE. On me force littéralement à me ré-emplumer (ils me montrent mon cuissard qui flotte).

Après le repas, petite visite de la gendarmerie...Tout se passera bien quand ils comprendront que je ne suis là que pour voyager (mimer comment je cuisine avec mon réchaud les a convaincu que je n'étais pas dangereux). 

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attention à bien respecter la pose de la coutume locale
attention à bien respecter la pose de la coutume locale

attention à bien respecter la pose de la coutume locale

Le lendemain et surlendemain même régime : 2x2 voies en gilet fluo et invitation improbable le soir. Un soir j'aide à rentrer des vaches et on m'invite. Le soir suivant, je demande à dormir en bordure d'un cimetière et me voilà invité pour la personne qui s'occupe des biens de la mosquée.

Cette portion Samsun-Trabzon restera donc un très bon souvenir grâce à cette hospitalité.

 

Me voilà donc à Trabzon depuis maintenant 3 jours.

Le premier soir, j'ai été accueilli en couchsurf. La personne n'était pas là mais la porte de...l'internat était ouverte pour nous. Et oui, on se retrouve à 5 couchsurfers dans ce campus universitaire étant tous invités par cette personne qui est le propriétaire de cet immense complexe. Le soir je partage ma chambre avec des étudiants. 

 

Passons donc aux choses qui sont moins drôles mais qui font qu'un voyage reste un voyage.

Pour le visa iranien c'est NON. Ils ne le disent pas clairement : il faut laisser une photocopie de son passeport et son mail et ils nous écrivent peut-être dans 1 ou 2 semaines pour faire le visa.

Il y a 15 jours l'excuse était différente. De ce que je peux lire sur le net, les derniers a avoir eu le sésame sont passés fin mars. En Iran, d'après les récits de sacocheurs, les locaux sont arrêtés s'ils sont pris à parler avec des étrangers. Traverser l'Iran dans ces conditions pré-électorales n'a donc aucun sens sachant que c'est le pays qui marque le plus (sur la route de la soie) par l'hospitalité et la gentillesse des gens. 

Je suis donc déçu de ne pas pouvoir vivre cette expérience avec la population iranienne.

J'essaye donc de passer par le nord (cf les tracés pour ceux qui ne sont pas familliers avec la géographie de la mer Caspienne) avec un grand sceptisisme.

Il me faut tout d'abord obtenir le visa azéri. Chose délicate car il faut une lettre d'invitation. C'est possible de l'obtenir moyennant finance et temps (200€ et 2 à 3 semaines). Il se peut qu'au consultat de Batumi (Géorgie), la lettre d'invitation ne soit pas nécessaire. Je tente cette première astuce.

Ensuite, il faut croiser les doigts pour qu'un bateau fasse la traversée Baku (Azerbaidjan) - Aktau (Kazakhstan). Au préalable, il faudra faire son visa kazakh à Baku avec les bonnes marges (bateau + trav désert en train) mais pas trop car j'ai déjà mon visa ouzbek.

Enfin, arrivé à Aktau se profileront 1500 bornes de désert (voisinage de la mer d'Aral) qu'il faudra parcourir dans un train bondé à l'indienne pour arriver à Nukus en Ouzbékistan. Certains font cette traversée en vélo et les récits ne donnent pas envie.

Par conviction personnelle, je n'avancerai pas en utilisant l'avion.

J'envisagerai donc le retour en vélo si :

- à Batumi, le visa azéri nécéssite une lettre d'invitation.

- à Baku si j'attends plus d'une semaine le bateau.

 

 

 

la voie du Nord (c'est pas un journal chitmi ça ??)la voie du Nord (c'est pas un journal chitmi ça ??)

la voie du Nord (c'est pas un journal chitmi ça ??)

Aujourd'hui, j'ai tenté une petite rentrée dans les montagnes pour arriver en Géorgie (passage par le monastère de Sumela). Mais je ne suis pas allé bien loin : les routes sont bloquées par la neige (col à 2600m). Je ne ferai pas le grand détour par Erzurum (bien que ne connaissant pas cette région montagneuse) car je dois arriver à Batumi en début de semaine pour suivre un timing bien tendu.

Ma traversée de la Turquie a donc consisté à suivre la mer Noire sur 1800 km, la moitié, la plus dure, a été faite avec Aurel.

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A
Bravo et merci pour ton excellent récit qui nous fait rêver. Tu nous montres que le vélo est certainement le meilleur ami de l’homme. A+ Alain
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B
La musique sur le vélo de ton pote, elle fonctionne a la dynamo ?<br /> Bonne route poulet, fait gaffe a la vénéritude ambiante aux postes frontières
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B
Courage, ça va le faire pour les visas et pour le bateau. Je te tiens au jus de nos avancés. On part dans quelques minutes pour la grande chasse aux visas dans baku !!!
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B
C'est plein de rebondissements ce voyage ! <br /> Aurel n'a pas donné signe de vie depuis son retour... je pense qu'il a tout donné en jouant le &quot;cliclic&quot; dans tes montagnes ... (ok je suis mauvaise langue, on n'a pas pris de nouvelles non plus...) <br /> C'est bien chouette de voyager un peu avec toi à travers ce blog ! De notre côté, le voyage à vélo se transforme en 3 semaines de marche andines. Nous avons été découragés par les récits de voyageurs à vélo en équateur. Le faible choix des itinéraires (panaméricaine ou pistes défoncées) a l'air de transformer ce mode de transport en enfer dans ce coin... Ce n'est que partie remise !<br /> Des bises !
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S
coucou LIONEL,nous sommes toujours avec toi.Et on te soutient par la pensée.bisous<br /> Tatan et Tonton
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